Un collectif boulonnais prend son Élan citoyen

C’était une sorte de réunion constitutive autour d’une charte.

Alors on a vu de la lumière, on s'est invité. 

Alors on a vu de la lumière, on s'est invité. 
Au n° 79 de la Grand’Rue le collectif « Elan citoyen boulonnais » se préparait à entrer en campagne électorale en vue des prochaines élections municipales.  
Parmi la petite vingtaine de présents, quelques anciens candidats, dont deux qui figurent actuellement dans les rangs de l’opposition à Frédéric Cuvillier. 

Ils sont presque essentiellement de gauche, écologistes, un peu libertaires, ouverts aux débats. Quelques trentenaires ou quarantenaires font baisser la moyenne d’âge. Et ils sont très majoritairement, et même à 94%, du genre masculin! Mais attention, le nombre ne fait pas toujours…

Il y a aussi de nouveaux venus dans l’aréopage, un néo-commerçant ou des récents habitants arrivés à Boulogne… Et aussi Eric, qui vient du Chemin Vert et qui déclare sa situation de précarité comme différence remarquable. Là, on entre dans le concret.
L’un après l’autre, ils se présentent, en quelques mots évoquent les raisons qui les conduisent à s’engager en politique. 
 
L’Elan Citoyen se distingue aussi par d’autres critères. Ainsi, ce sont les militants du collectif qui financent de leurs propres deniers les coûts de l’occupation (loyers, charges diverses) de l’ancien local commercial qui leur sert de base. Ces dépenses de location entreront dans les frais de campagne. Et si l’équipe obtient plus de cinq pour cent…


Autre divergence avec les listes en lice déjà annoncées, l’Elan Citoyen n’a pas (encore) de tête de liste, « pas comme certains », suivez leurs regards. Leur leader sera désigné en janvier, par un vote. Un vote sans candidat, chacun aura ses chances. Mais en est-ce vraiment une de chance quand on sait ce qui attend les perdants. Et, peut-être pire encore, les gagnants.  
En attendant il faut préparer un premier tract d’annonce pour mieux se faire connaître. Cela va être l’objet de la réunion de ce mercredi soir. Des initiatives vont être débattues qui devraient peut-être rester secrètes. Faut-il les énoncer en présence d’un représentant d’un journal? C’est Sandra Caron, une militante écologiste d’expérience qui a posé cette question que personne n’attendait. La majorité semble pencher pour maintenir ce lien avec l’extérieur.

Quelques minutes plus tôt, en aparté, une question sibylline avait été posée à un des actuels membres de l’opposition à Boulogne: à quoi cela sert-il d’être dans la minorité de gauche face à une majorité de gauche? En clair, pourquoi ne pas chercher ce qui rassemble plutôt que ce qui divise? La réponse est tombée: « Il y a quelque temps, il a été question de subventionner une entreprise qui voulait puiser l’eau des nappes phréatiques pour alimenter un bassin d’élevage de saumons. Ceci alors que nous sommes régulièrement en menace de pénurie d’eau. A la CAB, ils ont voté à quarante neuf voix pour. J’ai été le seul à voter contre.. »
Imparable? Peut-être pas. 
Est-ce que le vote aurait été le même si des élus de la majorité avaient pu influencer leurs collègues? On ne le saura jamais.


Bon, en attendant d’être électoralement majoritaires, les membres du collectif vont avoir de l’ouvrage. Ne serait-ce que présenter un programme qui rassemble. Quant à la désignation par vote sans candidat de la tête de liste, si cela avait eu lieu ce mercredi soir, entre X et Y, l’auteur de ces lignes aurait volontiers misé sur le X. 

JG